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MesNarrif
Adil Zoubir
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MessagePosté le: 08/08/2006 01:17:29 Répondre en citant Back to top

Omar Khattabi, le neveu du prince du Rif, est mort hier dimanche à Rabat .à l'age de 80 ans.

"L’un des premiers médecins chirurgiens installés à Kénitra, le neveu du prince du Rif, Abdelkrim, est un républicain convaincu, quelque peu sensible à l’expérience des officiers libres d’Égypte, où il a vécu, et un familier d’Amekrane. Il le recevait de longues heures chez lui pour lui faire part de sa thèse relative à la nécessité de "se comporter en citoyen pour sortir de l’état d’assujettissement dans lequel nous confine la monarchie". Ayant des relations avec tous les leaders de parti et demeurant lui-même sans étiquette, il revendique avec fierté son lien indirect avec le coup d’État, via Amekrane (et certainement pas Oufkir).

Ayant eu vent de ce lien, Hassan II l’interroge en personne. Ses hommes continueront la sale besogne à Dar El Mokri. Dans sa démarche, le médecin octogénaire porte toujours les marques de la torture." ( Telquel).

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MessagePosté le: 08/08/2006 01:17:29 Back to top

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MessagePosté le: 08/08/2006 01:21:32 Répondre en citant Back to top

Omar Khattabi est un homme au port altier et au regard franc. Ce chirurgien diplômé de l’Université de Lausanne né à l’Ile de la Réunion alors que sa famille y vit en exil, est le neveu du légendaire Abdelkrim. Arrivé pour la première fois au Maroc après un long exil au Caire, sa rencontre avec le lieutenant colonel Amokrane au cours de l’année 1969 s’est faite de manière fortuite. Le militaire avait pour se faire soigner. De fil en aiguille, les discussions qui s’engagent entre les deux hommes se politisent. Amokrane est profondément horripilé par les malversations financières commis par de haute fonctionnaires et au sommet de l’Etat. Leurs discussion tournent autour de la purge nécessaire qui devait toucher l’état-major de l’année. Le courant passe rapidement et le médecin lui assure que pour supprimer cet état de fait, il faudrait parvenir à changer les institutions actuelles de l’Etat pour leur substituer un régime démocratique réel basé sur les manifestations authentiques de la volonté populaire. Le fermet révolutionnaire trouvait dans leurs dialogues croisés sa pleine mesure. En 1971, au détour d’un dîner avec le militant de l’UNFP Aït Kaddour, celui-ci lui révèle une certaines sympathie pour le lieutenant colonel qu’il avait eu l’occasion de rencontrer dans le cadre de l’exercice de ses fonctions au port de Casablanca. Au moins de novembre 1971, Amokrane revient voir le docteur Khattabi et lui narre par le détail les péripéties du Coup d’Etat de Skhirat. Il avait réussi à s’échapper à bord d’un hélicoptère et refuse de répondre aux injonctions du général Hammou (un des mutins de Skhirat) qui lui avait ordonné de bombarder Rabat et Skhirat. Il sera tout de même arrêté pendant trois jours et ne devra son salut qu’à l’intevention d’Oufkir. Quelques semaines plus tard, hospitalisé à l’hôpital Necker il recevra la visite de Hassan Basri, le frère du Fqih et d’Aït Kedour qui s’inquièrent du “moral” de l’armée. Ce dernier, de retour au Maroc, convie le docteur à un congrès de soutien au peuple palestinien au Caire. Il y rencontre au quartier “Bab Louk” le Fqih Basri, qui lui propose une collaboration plus poussée. Il y répondra mollement malgré les injonctions d’Aït Kaddour. Le 10 aout 1972, Amokrane lui annonce qu’il vient d’assister à une réunion rassemblant tous les officiers supérieurs des FAR sous la présidence d’Oufkir. La nature des propos engagés laissent penser à l’imminence d’un coup d’Etat.Amokrane est décidé à agir et les longues discussions engagées avec le docteur Khattabi lui inspirent respect et admiration pour l’homme. Les officiers qui décident de participer au coup d’Etat dit du Boeing Royal, il les connaît tous et ils lui font confiance. Il sera, si le coup d’Etat, réussit le premier président de la république marocaine. Il appelle Abderrahim Bouabid qui est son ami pour le prévenir. La réaction du leader des socialistes ne sera pas dénuée d’intérêt. Le problème épineux soulevé par la présence d’Oufkir sera vite balayé. Si l’issue est positive, les mutins avaient décidé de liquider par la suite le général. Un coup d’Etat à double détente. Arrêté quelques jours après l’attentat manqué, il attendra avec serénité que les policiers viennent l’arrêter. Torturé (il passera par Dar El Mokri et Derb Moulay Chérif), il gardera éternellement au fond de lui le goût ammer du “lâchage” en bonne et due forme opéré par les dirigeants socialistes sur leurs militants de l’extérieur après les événements de Moulay Bouazza. Mais ces années, comme il le confiait récement à un proche, resteront les moments les plus enrichissants de sa vie. Ces propos sont à l’image de cet homme féru d’histoire, au destin de tragédien grec.
Source :Journal hebdomadaire

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